21 février 2012

 

 

       Comme nous brûlons

 

 

 

 

Comme nous brûlons 
Comme nous brûlons
Comme nous brûlons
Ecoute
Comme nous brûlons
Au bout du chemin
A la même date 
Ton ombre est faite de moi
D’indices
D’herbes et de tissus
D’étoiles éparpillées
Comme nous
Brûlons
Vite
Hier
Vite
Un côté dur
Un voile
Je commence à brûler toutes les feuilles
Alors
A quoi bon déverser la mer
Dans un cœur salé
Ostentatoire
Des rivaux
Ecrivez-moi
Alors écrivez-moi
Plusieurs fois
Dans cette demeure
Tant convoités
A l’envers
Puissant et assez
Malheureux à la fois nous sommes  
Je dois le dire
L’ordre et le chaos
Des palombières
Du rire des nuits
Profondes
Secrètes
Phosphorescentes
Pour se perdre
Très très bien
Maquillées
Pour s’enfuir
Et puis
Et puis
Bonjour
Epuisé
Dans le regroupement des sondes
Alimentées par du courant électrique
Qui ne vient pas toujours 
Dans la matière que nous sommes juste après
Comme nous brûlons
Ta voix détaillée jusqu’ici
Pulsations
Chaotiques
Dans le mur
Dans les lignes de la main
Se défait chahute ensemble
Comme nous brûlons
D’envie
D’astre et de lumière
J’aimerais que tu me coupes en
2
Le clit
Oris
Ses ailes de velours d’amande douce plutôt dans le squeulette que dans le gras  
Avec ta peau la plus dure
La plus sensible dans le vif
Du sujet
Derrière la fenêtre 
Rouge à chagrin de femme  
Ne sachant rien de l'écriture  
Où l’on voit tout venir cette voix qui parle quand on est seul et silencieux dans la droiture
Un sexe chapeauté
Le dimanche
Un vol d’oiseau
A sa façon
Qu’elle a de me déplacer
Pour me mettre en appétit l'eau à la bouche quand nous restons  
Jésus redescendra du ciel
Comme nous brûlons
Comme nous Brûlons  
Des signes négatifs qu'il faut faire  
En connaissance de cause
Les symboles c'est important le carré n’est pas un cercle
Pourquoi ça bouge si peu
Comme nous brûlons
Le sexe ce n’est pas sale
C’est comme un combat frontal
Fait d'algues et de dentelles  
Mais à quel prix
Je n’insiste pas
A la percer
J’ai mal au bout de la langue
Et du lit
Il faut se réparer
Des trains
Se dissoudre dans une espèce de monde
Très direct
Pas le temps 
Car l’adversaire est en nous il dort
Calé bien au fond
Dans le roulis de l’eau
Pour oublier
Je t’aime
Comme nous brûlons
A bout portant tout près de la cible
Je m’entraîne à effacer ce que je disais
Tout bas à ton cou  
Je m’entraîne dans les grands parcs à huitres
A me couper les pieds
J’avance vers toi
La nuit
Comme nous brûlons
C’est une espèce de tentation que j’ai
Aux bras dans tout le corps  
Une sensation de vide
Quand je m’absorbe
Le corps est une saga une image
Et tout est prêt
Pour me laisser passer
Comme un insecte
A 4 pattes
Enjoués
Tout passe
Tout
Maussade
A contre temps
Qu’est-ce que tu dis
A l’oreille
Comme nous brûlons
C'est notre devoir c'est notre parenthèse
C’est la nuance et le partage du blanc
Précaire très imprécis
Qui
Emportera tout
Sur son passage
Après
Quand nous serons sortis
De la route
A l’arrière du véhicule
Sans cesse y revenir sans cesse y revenir sans cesse y revenir sans cesse y revenir sans cesse y revenir sans cesse y revenir
Au chiffre deux
Anneaux
De tous les dangers
De toutes les peurs
Quand tu passes devant moi
Quand tu parles au docteur
Dernière mon dos
D’eczémas
De mes sourires
De mon sperme
In
Vitro tiède et sable
Avec personne dedans
A l’extérieur
Ça ne suffisait pas
Comme nous brûlons
Et c’est là-bas

 

 

 

 

Halé j'y suis
Depuis pas mal de temps
Je t’ai vu pour la dernière fois
Sur la route des dinosaures
Albion
Ecrire avec de la craie
Le mot bite dans ta chatte allez suce-moi comme une malade
Un engagement
Fleur
Deux points zéro
Vésicule
Le cache des testicules  
L’étau se resserre comme un aliment  
On peut se battre après
Et s’attaquer
Quand tu avais envie de moi
Comme nous brûlons
Des églises alors
Plus intéressantes
Que les dieux
Ventriloques
Omnipotents
Des gens comme les autres mais
Tu peux me faire un enfant si tu veux  
Pour me mettre avec lui
Dans un joli mur
Qu’il est possible de construire
Avec du sel et de la peau mon cri  
Je cherche à l'épuiser au plus profond de moi c'est ma maison     
J'ai les pieds bleus  
Dans le torchon des huitres
Cassées sous nos pas
Pour retrouver la mère
Qui s’est enfuie de nous
Comme nous brûlons
Toutes les vitres
Et tous les souvenirs
2003 et +
On doit se rejoindre
Pour avoir de l’air dans les poumons
Je t’essuierai le ventre
Comme c’est venu
D’aimer
La merde et le suicide
Comme nous brûlons
Totalement total
Je dis bien
Totalement total
Comme nous brûlons
Loin de nos bases
Sans somations
Il faut six minutes
Et 8 secondes
D’arbres et de calcaires
Frais
Désamiantés
Sans azimuts
Pour applaudir
Et peindre ton corps
Nu
Fait de collages
Et de résines
Dans le désir assassin
Des mains courantes qui s’agrippent
Comme des monstres tombés
Dans la frustration
D’une matière en déliquescence l'amour pourquoi l'amour   
Il y a des gens comme ça
Qui finissent mal
J’en ai connu pleins
Qui me serrait le cou
Avant d’avoir vidé la cour
Les détritus à la javel
Javel
C’est une station de métro
Où ma mère a vu un homme se jeter sous les derniers wagons de marchandises comme des bêtes
S’en est suivi ensuite
18 mois de dépression pour un seul homme ça fait le compte
Les cépages moi j'étais broyé dans son ventre  
N’est-ce pas que l'on recherche le plus petit indice
Dans les décombres
Comme nous brûlons
J’aime qu’on
J’aime qu’on me dise
Que je suis une sale petite merde
Equilibrée la viande
Bon à rien
Elles sont toutes dedans
Vos mots d’amour
Comme le lait cristalisant le feu à son insu  
Ou les plus grandes victoires
Sont dans des sacs en plastiques enveloppés
Fortifiés
Massives
Avec des roses autour
Et ça sent bon
L’envie d’en découdre
Comme nous brûlons
Le statu quo la statue chaude qui avait froid dehors  
Pour se battre dans chaque pièce
Dans les ruines
Une obsession par mètre parcouru
Ça me rappelle mon père le sexe masculin
Et l’eau qui fait bondir le fleuve
Hors des limites que je dois dépasser à mon tour  
Dans mes rêves les plus fous
Et les plus absurdes
Comme nous brûlons
Comme nous brûlons
Je te rattrape toujours à la fin de l’histoire plus rapidement féroce  
Toute résistance s’effondre avec la même rapidité féconde je t’aime plus que toi
Parfois on pleure pour les mêmes choses
Je t’aime pas quand tu m’aimes comme ça  
L’offensive se prépare sur trois actes nous sommes des ponts l'appareil génital les machines
C’est dangereux
Ça m’aide à digérer
Alors j’écris a-t-on déjà écrit sur le silence alors j'écris
Que je devrais construire
Un meuble pour me foutre dedans
La tête la première
Comme une anguille
Un dernier souffle
Et si c’était le dernier jour de notre vie
Quand je me suis laissé vivre
Dans le même temps draps corps et mort
La frontière naturelle en deux jours est balayée à l’arrière
Il y a un champ devant nous pour calmer toutes nos ardeurs
Au front des pesticides
Des masques expéditeurs
Que nous portons derrière nous
C’est un autoportrait
Pour l’un comme pour l’autre
Le loup
L’agneau
L’empreinte digitale matérielle 
Que l'on trouve dans les moindres détails
C’est ma vie qui défile de but en blanc  
On voit très bien qu’un objet coulisse mal
Au loin
Terrible
Et finalement très court   
Derrière la porte
9 000 pendules sont là  
Comme un choc dans la poitrine
A la vitesse d’une mitrailleuse
Lourde dans le cœur
Comme nous brûlons comme nous brûlons comme nous brûlons Nous.    

 

 

 

 

 

 

musique : les marquises

texte : d i v

Posté par olivier aliocha à 18:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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