02 mars 2012

 
 
 
 
 
   zahia (terrible horse)
 
 
 
 
 
qu'est-ce que c'est
qu'une victoire prématurée
c'est un cheval au galot
c'est zahia  
 
 
zahia
tu es le monde
tel qu’il est devant nos yeux
la chronique de paris plage et des baudruches
mais non je n’aime rien mon pauvre amour
l’histoire se répète
elle est là devant nous
à voir
irrésolue
des voix
tu es la réincarnation de l’homme pute
mis au monde pour l’argent pour le fric
et les beaux livres avec ton nom dessus
la fausse colère
si c'est vraie
ce qu'on nous a dit
quand on était grand
petit un peu moins fier
regardez-là partir
à pieds 
prendre la fuite
dans cette ville symbole 
qu'est l'amour
c'est la clé
zahia  
petit cheval
terrible horse
tu m’en donnes dans la bouche de ta chatte épillée sans sueur sans perle de pluie afin qu’elle me nage et m’engloutisse à tout jamais ta peau est comme une secte pour les pauvres gens qui sont comme nous réducteurs lents et courbes
en manque
devant des vidéos des films pornographiques
tous les soirs je n’essaie pas grand chose
c’est bien ça germe ça reste dans le ventre
ça ne progresse pas toujours
l’ennemi qui est en nous
action
niveau reccord
encore moins
je ne suis pas toujours mon ombre
et mes modèles
le suicide est une nouvelle porte qui s’ouvre en face de moi comme la création d’un tableau
d’un hymne d’une influence
mais il ne faut pas l’écrire ce grand moment d’émotion qui passe dans nos têtes comme un vent de chaloupe  
un vent de panique  
moi aussi j’aurais aimé être un beau cheval pour réussir dans le monde des affaires
un artiste sur le marché culturel français et international  
baisser ma petite culotte jaune et bleue devant ce monde infini pour terminer ma course là devant nous
la version gymnase et dynamique
le mouton c’est la lenteur
dans la campagne verte et fleurie
je n'y crois plus
faut-il atteindre
quelque chose de pure
une fausse monaie
l’eau c’est le fil d’une chanson d’un texte et des blessures imaginaires
redémarrons demain
les décisions d'appel
l'homme en robe de chambre
j’aimerais pourrir devant des roses un peu physiques et cérébrales empoisonnées aussi par le tissu des atomes et des dérives
tape france 2 point fr
pour une soirée de diction en directe
on n’en demande qu’à en pleurer
dit l’aveugle
à bon port
visiblement seul et épuisé
j’aimerais baiser la première jeune femme qui me plaira sans payer ni pouvoir ni argent
ni contrôle
urgence
on arrive sur la terre ferme
au bout d'une longue journée en mer
ici on casse une vie en trois jours
ici on peut réussir en baissant sa culotte devant un mec chauve gras et méchant
ici on peut faire un film avec un enfant trisomique et le soir même l'actrice peut manger dans un très bon restaurant grâce à la trisomie 21 et tout le monde est content et tout le monde applaudit trouve ça très beau normal et juste 
et sur mesure 
une grande partie de la journée  
l’actrice voudrait refaire un film au cinéma et du théâtre après
si elle trouve le temps
dangereux
silence
ferme ta grande gueule l'actrive
ou alors
prouve le moi que tu pourrais vivre un an sans relâche avec un enfant trisomique dans les bras pour lui torcher le cul lui dire je t’aime lui dire que la télévision n’est pas morte
un soir sur 2
j'aimerais jouer un rôle dramatique mon trésor
qu’est-ce que tu cherches sur le dos des acteurs masculins qui ont le pouvoir sur tout aujourd’hui
dans nos villes
panneaux publicitaires colonnes et murs blancs soucieux de nous faire passer des messages sur comment devenir pute
peut-être est-ce un mouvement social inaudible et sein
je ne crois plus en quelque chose de bien précis de stables et de précieux
c’est la fin de la soirée
j’attends l’heure
j’ai plus d’inquiétudes que de plaisirs
une jeune femme rentre
très difficile à aborder
tu sais j’aimerais être comme toi zahia
une pute un peu facile et simple quand tu ouvres la bouche pour vendre de la lingerie très pure et jolie à écouter sur la peau des femmes blanches et noires
glisser avec toi jusqu'au troisième étage
la recherche des émotions pures comme des images qui passent dans le silence et dans le calme des mouvements qui passent bêtement dans l’expérimentation des corps vides que je baise en extra large plan avec mes mains creuses je fais un geste sourd
pour cacher des choses plus graves
un long silence
je fais des grimaces je suis en composite je m’exprime comme je peux j’aimerais être comme elle
une posture d’un seul coup baisable à toute heure de la nuit et de la journée sur le timbre des cordes vocales de la voix sur qui tous les malheurs tombent et arrivent
un sexe cache
elle commence à sortir de sa voiture
par derrière
je tape à la verticale des mondes extraordinairement plats
je m’enlise de ne pas être une pute non coupable et morte de ce que je ne suis pas
je m’amuse pas j’enchaine des courbes et des limites
je revois les gens autour de moi qui me crachaient dessus de la lumière très cruelle avec de la mélancolie douce aussi
de la petite musique qui passe en boucle sur l’envie d’être quelqu’un d’autre
j’ai rêvé et j’ai vu celle-là se perdre pour me foutre un doigt dans le cul et retirer toute la merde du monde qui coule en vous
avec le maitre d’arme
je ne comprends pas ce qui se passe
l'homme sort pour retirer de l'argent
zahia attend chez elle
fais ce que je te dis
ne me pose pas de questions
il est revenu
je suis très inquiet quand l’orthographe se termine
il y a un rythme à ne pas dépasser qui ne cesse jamais de nous quitter
nous vivons dans quelque chose de pathétique et de froid qui est vraiment excellent
alors transforme-moi en jupe hystérique en matador embarrassé d’être une femme devant la force de l’homme qui est représenté dans l’arène par un taureau de combat pour ne pas sauver l’autre nous sommes sur des individus
entre une rambarde et un pylône
ne m’aime pas
j’aime pas mes cheveux ni ta voix ni ma queue respiratoire
c'est là
un soleil planté dans le cœur des hommes pour vivre après la mort cette précision   
nous ne connaissons plus le danger immédiat du doute et des solitudes et c’est plus fort que moi l’amour est mort avec ses dents cassés dans ce monde de chien
j’ai fait pipi dans mes mains pour avoir chaud
je suis voyeur en train de gigoter dans mon lit presque mort un peu comment j’ai pu attendre si longtemps la reconversion dramatique du miasme et du théâtre
ou chaque détail est important
est une consécration
petit lapin en terme de phrases
on sent une intention particulière
j’y ai pris goût au monde infecte dans lequel je suis
dans la grande machine assez étale
à grands coups de cage en singe
je m’attrape à la nature agricole
un homme sort le matin
le monde et sa morale et c’est assez joli j’écoute et ça ne marche pas
je l’ouvre par le côté je bande dans une poupée gonflable pas encore commencée par ma bouche qui me fait mal
cette excellence du travail
zahia tu es la belle reconversion féminine et de la femme des horizons lointains et bien présents
quand bien même tous les trois nous étions nus malades et pâles
dit libération
orchestra pour rébondir
le jeu
je ne m’aime pas à mourir
baiser oui c’est ça la force d’un trou l’amour la profondeur la mort
j’aimerais toucher de la peau mourante pour être une pute c’est très violent
zahia vous êtes ma condition sine qua non pour réussir socialement dans cette société de merde
il faut savoir doser
super bien  
dans cette école chrétienne
stop
à chaque fois que je m'approchais
un témoin visuel
où êtes-vous
dans mon individu
qui me tenait à coeur
un monde opératoire
une zone commercial
un horrible cheval
 
 

 
 
 

 

 

Posté par olivier aliocha à 02:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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