02 mars 2012

  

 

 

 

    this carnaval of lights

 

 

 

J’avance vers un palais bleu. Ta bouche est inondée d’un vent violent. Immense. Un cheval pour contourner la mer. Tellement il a plu sur la peau des bêtes. Cet été quand nous étions endormis dans l’oiseau. Dans le creux dans la tourbe de nos ventres. Il y avait un morceau de silex posé sur la table. Une arbalète dans le cœur des jaunisses exsangues tombée dans la grande bleue. Sa joie. Et puis ton père réapparut. Mon épouse. Nous indiquant la route avec des gestes bien précis. La voie gracieuse et plus facile. Qu’il fallait suivre entre les dimanches. Ces portes en or que nous avons dressées dans le ciel comme des appliques monstrueuses. Ce chant qu’il ne faut jamais entendre quand on n’a plus sommeil. Autour de nos trois murs. On cherche le père qui est en nous. La semence du torrent qui tombe. Des coquelicots emportés. Par ton cou quand tu chutes. Dans le corps toujours en équilibre à l’affut. L’eau la terre le feu le métal le bois. Tout ce désastre dans la mère portée. Cicatrisante et verte sur le dessus. Qui nous achèvera toujours. Pour t’accueillir dans le néant. L’être et le balbutiement des mouches vertes qui ressemblent à des montres serties de pierres précieuses et lentes. Avec moi dans le cœur nébuleux de l’amour et de la mort cette même secte profonde. Qu’on retrouve dans l’eau rapide. Avec ton corps engagé dans rien. Si ce n’est cette couleur bleue dans le sexe capitulé. Amer dans les pensées les fleurs que tu sens tout autour de toi dans le silence des bises bises. Cette peau à frotter l’une contre l’autre pour faire du feu. Il y a un canal dans tes yeux. Qui guidera les chiens secs et mouillés. Je veux les suivre toute la nuit. Dans le malheur dans le sourire que tu m’avais promis. Il y a dans ma bouche comme une odeur. De soie légère. Un hermès et un cœur prisonnier. Un soleil qui s’est évaporé. Une pluie sauvage qui n’a jamais porté de nom. Ni d’insecte ni d’armure. Noir et blanche. Voyez contre les murs. Comment je peux voler et partir loin d’ici jeune. Dans la parole des dieux. Peut-être que je suis morte. Peut-être que je n’ai jamais existé. Peut-être que je suis l’enfant mangé par sa propre peau mal tenue. Par le secret que tu portes avec moi. Maman je mange sans fin il est très tard. Tu as bien maintenu tous les orages qui pouvaient exister dans le ciel des licornes. Est-ce que tu veux toi aussi m’enculer comme les autres garçons les oiseaux l'été le blé et la déesse. Maman quand tu mourras un jour je me jetterais sous un train à 13 heures treize. Et ce jour-là il fera très beau dans la saignée des combles. Tu me diras je t’aime à l’oreille comme un moteur qui tourne à plein régime. Et tout ressort tira pour nous. L’organe mécanique entre le fer et l’eau. Le lait. Et tu lècheras mon sang. Logo. Où une bagnole complètement explosée. Passera. Douce. Doucement amer. Dans mon âme. Sur le rocher je fais caca entre mes différentes bouches. J'écris des mots. J’ai mal. Je viens de déchirer un livre avec l'épaule. Une heure quarante-cinq minutes de fœtus pour entendre ton cri dans la nature ce midi en plein soleil entre tes cuisses pleines de sang pour tuer l’enfant roi des guenilles et des amours ployés dans la baise des suicides et du mal être de mon homme et de mon fils. Que dois-je dire que dois-je faire en premier pour me casser les dents dans la plaine immonde. Tout près de ce trou sale. M’endormir. Et le spectacle de nos bouches. Quel visage.  

 

 

 

 

 

Posté par olivier aliocha à 03:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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